J'ai dix-sept ans (19 maintenant) , ma vie défile sans que je sache en retenir les moments clés. Ma tête est emplie d'une imagination débordante et de questions existentielles nécessaire dans la transition de l'enfant vers l'adulte. Qui suis-je ? Une petite fille par mis tant d'autres, qui a trop vite grandi. Une jeune fille au milieu des foules enragées de la jeunesse, une adulte semblable à six milliards de personnes touchées par la routine touchées par l'excès d'un tout et d'un rien perpétuel.
La gorge nouée, les poings serrés, on cherche sa place, non on recherche une place, sans jamais vraiment la trouver, si ce n'est qu'elle est de l'ordre de la banalité. Un jour, il faut bien quitter le monde de Peter Pan et rejoindre celui des grands. Dire adieu aux mirages ensoleillés, adieu aux métaphores insulfées de vie, adieu aux monstres qui vous ont tant fait marrer, adieu à ces rêves enchantés, à ces lieux magiques de la pensée. C'est le grand plongeon dans l'abyme de l'univers de la parade, parce que tout le petit monde construit avant, lui seul dans nos têtes était sincère et véritable.
Chemin parsemé de brune, on persiste à dire qu'il y fait soleil. On prétend même le ciel translucide. Et pourtant tout y est sombre, tout y est triste, on ne sait y être simplement sois même. Grande comédie ou petit théâtre, la vie n'est-elle qu'un jeu ? Le plus mensonger, le plus réfractaire de ses sentiments, le plus endoctriné fait partie de la majorité; les vainqueurs. Non, ma vie jusqu'ici n'est pas celle que j'ai souhaitée, c'est d'ailleurs le cas de la plupart d'entre nous.